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27.09.2008
Semaine du 26 septembre au 2 octobre 1983
Foire d'Automne
Encore marqué par les remous des élections municipales, Dreux célèbre la St Denis dans une relative sobriété. Parmi les stands et autres attractions, on notre le "fast-fry", posté rue Parisis entre le Prisunic et le bar du tourniquet, qui délivre des frites en 60 secondes. A part ça, le boudin a du goût, le temps est clément et les bradeurs de la place Rotrou sont plutôt satisfaits de leur recette.
Elu. Gérard Hamel, 38 ans, gérant de Jeunet-Bâtiment, devient président de la chambre syndicale du bâtiment.
Social. Krupp-Widia France dégraisse ses effectifs : 40 postes sont sur la sellette.
Transport urbain. Mise en service de 6 nouveaux bus qui désservent Dreux et les communes de Luray, Vernouillet, Muzy et Flonville.
Source : l'Action Républicaine
20:30 Publié dans Septembre 1983 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, 1983, retrospective, actualités, chronologie, histoire
19.09.2008
Semaine du 19 au 25 septembre 1983
Affaires municipales
Tout juste intronisé Maire, Jean Hieaux s'attaque d'emblée aux finances de la ville : "Il me semble que des économies s'imposent pour faire face à l'accroissement des charges municipales dans les secteurs où la décentralisation va s'accentuer."
Début du 2eme festival de la guitare avec au menu : Philippe Val, Graeme Allwright, Oswaldo Rodriguez, Djurdjura, Quilapayeur, Gracia Davalos et Paco Ibanez.
Cyclisme. Dominique Lecrocq (OP Marcquoise) remporte le 49e Paris-Dreux.
Source : l'Action Républicaine
22:15 Publié dans Septembre 1983 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, 1983, retrospective, actualités, chronologie, histoire
11.09.2008
Semaine du 12 au 18 septembre 1983
Elections muncicipales - Suite et fin
Jean Hieaux associé à la liste FN rassemble 55,45% des voix contre 44,55% à la coalition PS-PC de Marcel Piquet (24,88% d'abstention). A l'issue des résultats, les premiers incidents interviennent entre manifestants pro et anti-Stirbois. 22 vitrines sont brisées et on dénombre huit blessés au cours des échauffourées. Cette agitation autour de Dreux fait débat.
Marcel Piquet : "Je crois qu'il y a eu le cumul d'une situation locale - en l'occurence le problème de l'immigration qui a fait la spécificité de ces élections - et nationale : la politique que le gouvernement mène actuellement et que les habitants ne comprennent pas (...) La partie de la population la plus pauvre, qui votait communiste lors des précédentes élections a reporté ses voix sur l'extrême droite (...) Je suis convaincu que ceci est un accident de parcours. Lorsque les Drouais constateront que les questions qui les ont amenés à changer d'opinion ne trouvent pas de solution, ils retrouveront le chemin qu'ils n'auraient jamais dû quitter."
Jean Hieaux : "Je remercie d'abord les Drouais qui ont voté pour moi. Ce témoignage de confiance me sera très utile pour effacer les traces d'une campagne odieuse, menée par une poignée d'irresponsables (...) Je serai le maire de tous les Drouais, sans sectarisme, sans parti-pris. Je m'attacherai à gérer la ville, à permettre à tous, sans exception, de vivre un peu mieux(..) On ne m'en voudra pas de m'adresser maintenant au Gouvernement. C'est lui qui a voulu que cette élection soit un test national. Par une odieuse campagne de désinformation et d'intoxication, vous avez voulu éloigner des urnes ceux qui désapprouvent votre politique. Là encore, vous avez connu l'échec. Le taux de participation très élevé en témoigne."
Françoise Gaspard : "Ce qui vient de se passer va au-delà de Dreux. Ce qui pèse sur la France, c'est un risque pour la liberté. Je lance un appel solennel à tous les partis de gauche, à tous ceux qui, dans ce pays, ont des responsabilités au sein des associations humanistes pour qu'ils examinent attentivement ce qui s'est passé à Dreux et qu'ils prennent conscience que c'est la démocratie qui est atteinte."
Au cours de la soirée consécutive aux résultats du 2e tour, William Houvet, président de l'UCIA accuse la gauche locale, coupable, selon lui, d"une véritable incitation aux débordements en entonnant le chant des partisans, le poing levé, devant la salle des fêtes (...) Qui va payer? Nous savons que vendredi dernier, deux personnes de gauche ont contacté les deux miroitiers de la ville et leur ont demandé d'envoyer les factures en cas d'incidents et de vitrines brisées à la suite du rassemblement en Grande rue. Pourquoi des mesures identiques n'ont-elles pas été prises lundi matin?"
Françoise Gaspard dépose un recours devant le tribunal administratif d'Orléans à l'adresse de Jean-Pierre Stirbois qu'elle juge inéligible. "Il n'habite pas à Dreux mais à Neuilly où il possède sa résidence principale, ne vote pas à Dreux mais à Ecluzelles où il a sa résidence secondaire. Dans notre ville il a seulement un garage."
Autrement...
Dominique Acquaviva sort son premier 45T avec "Le petit canard" et "Dis grand-père".
Ruiz Pipo expose ses toiles à l'Ancienne Chapelle.
Philippe Brenner (champion de France du contre la montre par équipes) est récompensé pour ses performances par le Dreux Cyclo Club.
Source : l'Action républicaine
21:15 Publié dans Septembre 1983 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, 1983, actualités, histoire, chronologie, élections municipales, retrospective
05.09.2008
Semaine du 5 au 11 septembre 1983
Elections Municipales, après annulation du scrutin de mars (PS : les liens renvoient directement aux archives vidéo de l'INA)
Résultats du 1er tour. La liste d'opposition menée par Jean Hieaux arrive en tête avec 42,66% des voix. Marcel Piquet (Liste PS-PC) obtient 40,62%. Jean-Pierre Stirbois (FN) totalise pour sa part 16, 72%. On relève 32,48% d'abstentionnistes.
Comme prévu, le FN se rallie à Jean Hieaux pour le 2e tour. La nouvelle liste intègre Jean-Pierre Stirbois en 4e position, mais aussi Mesdames Brion, Vabois et Chanal.
Une nuit agitée. A l'énoncé des résultats, les premiers heurts surgissent. Jean-Pierre Stirbois, très sollicité par les médias, se fait copieusement hué en salle des fêtes avant d'être pris en chasse place Mésirard par des contestataires remontés. "Le fascisme ne passera pas" peut-on entendre. Très vite un cortège de près de 200 personnes poursuit une petite délégation d'extrême-droite. Certaines d'entre elles vont jusqu'à faire le siège de la permanence du FN, rue St Thibault, protégée pour la circonstance par des CRS.
Les premières réactions des candidats se concentrent autour du score du FN.
Jean Hieaux :" Je constate que l'autre liste d'opposition nationale, composée de deux tiers de non-inscrits et de un tiers de militants du Front national, obtient un score non négligeable. Cela prouve que les problèmes liés à l'immigration sont réels à Dreux. Si comme tout l'indique, les Drouais m'élisent maire de Dreux dimanche prochain, je m'attaquerai à ce problème et à tous les autres dans l'esprit de fermeté et de pondération que l'on me prête."
Jean-Pierre Stirbois : "Ce vote sanctionne la politique de chômage et d'insécurité dans notre ville. En outre, un certain nombre d'électeurs qui avaient voté pour les communistes ou les socialistes au premier tour ont cette fois voté pour moi."
Marcel Piquet : "Le vrai vainqueur de ce premier tour, c'est le Front National de M. Stirbois. Des électeurs socialistes et communistes ont voté pour lui : de braves gens qui n'imaginent pas dans quel engrenage ils se sont fourvoyés. Les abstentions (...) viennent de l'électorat de gauche, qui a sans doute voulu exprimer un certain mécontentement vis-à-vis de la politique de rigueur du gouvernement (...) Quoiqu'on en dise, la calomnie a porté ses fruits. Le comble est que certains plateaux populaires aient voté pour un banquier et que cette campagne ait cherché à me faire passer pour un milliardaire".
Françoise Gaspard : "Que voulez-vous que je vous dise... C'est le résultat d'une campagne calomnieuse, injurieuse et diffamatoire. Au niveau du scrutin, il y aurait également beaucoup de choses à dire : il s'est déroulé dans un climat détestable."
La gauche se mobilise avant le second tour. Françoise Gaspard communique. Selon elle, "Dreux est devenue le terrain de résurgence de vieilles idées qui ont débouché sur la guerre, la mort et les camps de concentration (...) Si ces gens-là devaient l'emporter dimanche, la sécurité de Drouais s'en trouverait pour le moins menacée. Je pense surtout à ceux dont la couleur de peau ne peut pas être acceptée par le Front national". Un "rassemblement pour la démocratie" se tient en grande rue en présence de l'acteur Daniel Gélin qui lit un manifeste contre la haine et le racisme de François Mauriac.

Les médias s'emparent du particularisme drouais. La ville est assaillie de reporters. Les journaux télévisés accordent une place de choix dans l'actualité à ces élections municipales.
Les dirigeants des partis politiques réagissent également. Dreux n'a plus seulement valeur de test mais devient le symbole des crispations sociales en France. Chacun y va de son commentaire sur l'alliance droite-extrême droite.
Simone Veil, à l'Heure de vérité : "S'il me fallait voter à Dreux... Je m'abstiendrais"
Pierre Mauroy (Premier ministre, invité au JT d'Antenne 2) : "(les milieux populaires) oublient leur vote de gauche pour se laisser égarer par la passion"
Olivier Stirn (UDF) juge que l'alliance entre l'opposition et l'extreme droite est "une énorme faute."
Jacques Chirac (Président du RPR) : "Ceux qui ont fait alliance avec les communistes sont définitevement disqualifiés pour donner des leçons en matière de droits de l'homme et de règles de la démocratie (...) Je n'aurais pas du tout été gêné de voter au second tour pour la liste RPR-FN. Cela n'a aucune importance d'avoir quatre pélerins du FN à Dreux, comparé aux quatre ministres communistes au Conseil des ministres"
Bernard Pons (Secrétaire général du RPR): "Cet accord local pris à l'initiative des responsables locaux des formations de l'opposition n'implique nullement une quelconque approbation pale RPR des thèmes politiques et philosophiques soutenus par le parti auquel appartient M.Stirbois."
Georges Marchais (Secrétaire général du PC) : "Si par malheur la liste Hieaux-Stirbois l'emportait, Dreux serait la première ville de France ouvertement dirigée par l'extrême droite"
François Léotard (Secrétaire général du PR) : "Si jamais la campagne prenait un tour raciste, nous ne nous y associerions pas. Mais la tête de liste à Dreux est un gaulliste qui a participé à la libération de la France et qui ne laissera pas se développer une telle dérive."
Pierre Méhaignerie (Président du CDS) : "Dans la tradition démocrate qui est la nôtre, nous ne pouvons pas prendre part à un combat qui joue sur des sentiments xénophobes. Aussi, si nous souhaitons l'échec de la liste socialo-communiste, si nous critiquons le gouvernement, nous ne participons pas pour autant au second tour."
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L'actualité, c'est aussi la rentrée des classes... Les syndicats enseignants dénoncent des classes surchargées et des aides pédagogiques en régression. En ligne de mire le second cycle où les effectifs sont en hausse aux Lycées Maurice Viollette et Rotrou.
Source : l'Action républicaine
10:25 Publié dans Septembre 1983 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, 1983, actualités, histoire, chronologie, élections municipales, retrospective




